15 erreurs quand on parle anglais (et comment les corriger)
Les francophones font tous les mêmes erreurs en anglais. Faux amis, calques grammaticaux, pièges de prononciation : voici les 15 fautes les plus courantes et comment les corriger.
Les francophones font tous les mêmes erreurs en anglais. Faux amis, calques grammaticaux, pièges de prononciation : voici les 15 fautes les plus courantes et comment les corriger.
Réunion en visio avec un client londonien. Vous prenez la parole : « I am agree with you ». Silence gêné de l’autre côté de l’écran. Votre collègue britannique répond poliment, mais vous sentez que quelque chose a dérapé. Ce genre de situation, des millions de francophones la vivent chaque semaine, surtout quand ils ont du mal à parler anglais en contexte professionnel.
La bonne nouvelle ? Ces erreurs quand on parle anglais sont prévisibles. Les francophones tombent presque tous dans les mêmes pièges : faux amis trompeurs, structures grammaticales calquées du français, prononciations approximatives. En les identifiant une bonne fois pour toutes, vous pouvez les éliminer de votre anglais oral en quelques semaines et gagner en fluidité à l'oral.
Voici les 15 fautes les plus fréquentes des francophones en anglais, classées par catégorie. Pour chaque erreur : l’explication, la forme correcte et un truc pour s’en souvenir.
Les faux amis anglais sont probablement la source d’erreurs quand on parle anglais la plus embarrassante. Ces mots ressemblent au français, mais leur sens est complètement différent. Résultat : vous dites exactement le contraire de ce que vous pensez.
C’est le faux ami le plus célèbre entre le français et l’anglais. Un francophone qui dit « Actually, I work in Paris » pense dire « Actuellement, je travaille à Paris ». Mais son interlocuteur comprend « En fait, je travaille à Paris », comme s’il corrigeait une information précédente.
Pour dire « actuellement » en anglais, utilisez « currently » ou « at the moment ».
Le truc pour s’en souvenir : « Actually » contient « act » comme « in fact ». Les deux signifient « en fait ».
Autre piège classique des faux amis anglais. « Eventually » signifie « finalement », « au bout du compte ». Si vous dites « We could eventually go to London », vous ne suggérez pas une possibilité. Vous affirmez que vous finirez par y aller.
Pour exprimer une éventualité, dites « possibly », « perhaps » ou « maybe ».
Le truc : « Eventually » implique que quelque chose VA se produire, c’est une question de temps. « Éventuellement », en français, c’est un « peut-être ».
En anglais, « sensible » veut dire « raisonnable, sensé ». Quand un anglophone dit « That’s a sensible decision », il salue votre bon sens, pas votre émotivité. Pour dire « sensible » au sens français (émotif, délicat), le mot anglais est « sensitive ».
Le truc : « Sensible » en anglais = « sense » = bon sens. « Sensitive » = « sentiment » = émotif.
Ce faux ami piège les francophones depuis des décennies. « Library » désigne une bibliothèque, un lieu où l’on emprunte des livres gratuitement. Une librairie, où l’on achète des livres, se dit « bookshop » ou « bookstore » en anglais.
Le truc : à la « library », les livres sont « libres » (gratuits à emprunter).
Les faux amis existent parce que le français et l'anglais ont tous deux emprunté au latin et au vieux français. Les mots se ressemblent car ils partagent la même racine, mais leurs sens ont divergé au fil des siècles. On en recense plus de 200 entre les deux langues.
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La deuxième grande catégorie d’erreurs quand on parle anglais vient de la structure même des phrases. Quand on débute ou qu’on manque de pratique, on traduit mot à mot depuis le français. Le résultat est souvent compréhensible, mais sonne « faux » aux oreilles d’un anglophone.
En français, on dit « je suis d’accord ». Le verbe « être » est nécessaire. En anglais, « agree » est un verbe à part entière. On dit simplement « I agree », sans « am ». De même, on ne dit pas « I am not agree » mais « I don’t agree » ou « I disagree ».
Le truc : en anglais, « agree » se conjugue comme « think » ou « know ». Vous ne diriez pas « I am think », n’est-ce pas ?
En français, on « a » un âge. En anglais, on « est » un âge. Cette différence de construction est l’une des fautes typiques des francophones en anglais. On ne dit jamais « I have 30 years », mais « I am 30 » ou « I am 30 years old ».
Le truc : en anglais, l’âge décrit ce que vous « êtes », pas ce que vous « avez ». C’est un état, pas une possession.
En français, on dit « ça dépend de ». Le réflexe est donc de traduire par « it depends of ». Mais en anglais, la préposition correcte est « on » : « It depends on the situation ». Les prépositions sont rarement traduisibles mot à mot entre les deux langues. C’est d’ailleurs une source inépuisable d’erreurs quand on cherche à progresser en anglais oral.
Le truc : pensez « depend ON something » comme « count ON someone ». Les deux utilisent « on ».
« I am used to » exprime une habitude. Mais attention : il est suivi du gérondif (verbe en -ing), pas de l’infinitif. On dit « I am used to working late » (j’ai l’habitude de travailler tard), et non « I am used to work late ».
Ne confondez pas avec « I used to work late » (je travaillais tard avant, mais plus maintenant), qui utilise l’infinitif sans « to be ».
Même logique que l’erreur précédente. « Look forward to » est suivi du gérondif. On écrit « I look forward to meeting you » dans un e-mail professionnel, jamais « to meet you ». Cette erreur est particulièrement visible dans les échanges professionnels, là où la crédibilité compte le plus.
Le truc : après « to » dans « look forward to » et « be used to », mettez toujours un verbe en -ing.
Traduire les prépositions mot à mot du français vers l'anglais est l'un des réflexes les plus tenaces. « Depend of », « interested by », « listen the music »… En anglais, chaque verbe a sa préposition attitrée qu'il faut apprendre comme un bloc : « depend on », « interested in », « listen to ».
La troisième source d’erreurs quand on parle anglais concerne la prononciation. Certains sons anglais n’ont tout simplement pas d’équivalent en français. Le résultat : des malentendus, parfois comiques, parfois gênants. Si vous souhaitez travailler ce point en profondeur, notre guide pour améliorer sa prononciation en anglais détaille les exercices les plus efficaces.
Le son « th » est la bête noire des francophones. Ce son, produit en plaçant la langue entre les dents, n’existe pas en français. Résultat : « think » devient « sink » (couler) ou « zinc », et « this » devient « zis ». Dans certains cas, la confusion change complètement le sens du mot.
Le truc : placez le bout de votre langue entre vos dents et soufflez doucement. Entraînez-vous devant un miroir avec « the, this, that, think, three ». Pour aller plus loin, notre guide pour perdre son accent français en anglais détaille les exercices articulatoires les plus efficaces.
En français, il n’y a qu’un seul son « i ». En anglais, il en existe deux : le « i » court (comme dans « ship ») et le « i » long (comme dans « sheep »). La différence est cruciale. Confondre les deux, c’est risquer de dire « beach » (plage) comme un mot bien plus embarrassant.
Le truc : le « i » court est bref et détendu (« sit, bit, ship »). Le « i » long est étiré, presque comme un sourire forcé (« seat, beat, sheep »).
En français, le « h » est muet. En anglais, il se prononce dans la grande majorité des mots. Ne pas aspirer le « h », c’est transformer « hat » en « at », « hair » en « air », ou « heart » en « art ». Ce détail fait une réelle différence pour la compréhension et pour améliorer son accent anglais de manière significative.
Le truc : imaginez que vous faites de la buée sur une vitre. Ce souffle léger avant la voyelle, c’est le « h » anglais.
Les temps verbaux anglais ne correspondent pas exactement aux temps français. Cette différence provoque des erreurs fréquentes quand on parle anglais, notamment entre le present perfect et le past simple.
En français, « depuis » se traduit tantôt par « since » (point de départ), tantôt par « for » (durée). Et surtout, « depuis » exige le present perfect en anglais, pas le present simple. On ne dit pas « I live here since 2020 » mais « I have lived here since 2020 ». Et on ne dit pas « since 5 years » mais « for 5 years ».
Le truc : « since » = un moment précis (since Monday, since 2020). « For » = une durée (for 5 years, for 3 months). Et dans les deux cas, utilisez le present perfect.
Après « did » ou « didn’t », le verbe revient à sa forme de base (l’infinitif sans « to »). On ne dit pas « I didn’t went », « she didn’t saw » ou « we didn’t had ». C’est « I didn’t go », « she didn’t see », « we didn’t have ». Le « did » porte déjà la marque du passé.
Le truc : « did » = passé. Le verbe qui suit reste « au repos » (forme de base). Un seul des deux porte le passé, jamais les deux.
En anglais, on ne peut pas combiner deux modaux. « Will can » et « will must » n’existent pas. Pour exprimer ces idées, on utilise des équivalents : « I will be able to » (je pourrai) et « I will have to » (je devrai).
Le truc : un seul modal par verbe. Si vous avez besoin de « will » + un autre modal, cherchez l’équivalent non-modal : « can » → « be able to », « must » → « have to ».
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Connaître ses erreurs quand on parle anglais ne suffit pas. Pour les éliminer de votre anglais oral, il faut les travailler activement. Voici quatre habitudes qui font la différence.
Premièrement, tenez un carnet d’erreurs. Chaque fois que vous repérez une faute (dans un e-mail, une conversation, un exercice), notez-la avec la forme correcte. Relisez ce carnet régulièrement. Les neurosciences montrent que la répétition espacée est l’un des mécanismes les plus efficaces pour ancrer un apprentissage.
Deuxièmement, pratiquez à voix haute. Lire les corrections dans votre tête ne crée pas le même circuit neuronal que les prononcer. Répétez les phrases correctes à voix haute, idéalement en contexte (imaginez la situation professionnelle où vous les utiliseriez). Si vous cherchez des méthodes complémentaires pour travailler votre oreille, notre guide pour améliorer sa compréhension orale en anglais propose des exercices concrets.
Troisièmement, consommez de l’anglais authentique. Podcasts, séries en VO, chaînes YouTube anglophones : plus vous exposez votre cerveau à l’anglais correct, plus les bonnes structures deviennent naturelles. Le réflexe de traduction littérale s’estompe progressivement.
Quatrièmement, faites-vous corriger par un humain. Les applications et l’IA sont utiles pour la grammaire écrite, mais rien ne remplace un interlocuteur qui vous reprend en direct à l’oral. C’est exactement ce que proposent les meilleures méthodes pour apprendre l’anglais : combiner pratique autonome et accompagnement humain.
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Chaque francophone qui parle anglais est passé par ces erreurs. Les faux amis, les calques grammaticaux, les pièges de prononciation : ce sont les traces naturelles de votre langue maternelle. Elles ne signifient pas que vous êtes « mauvais en anglais ». Elles signifient que vous parlez anglais avec un cerveau français, ce qui est parfaitement logique.
La différence entre quelqu’un qui stagne et quelqu’un qui progresse, c’est la conscience de ses erreurs et la pratique régulière pour les corriger. Vous venez de franchir la première étape en identifiant les 15 fautes les plus fréquentes. La prochaine, c’est de les travailler une par une, à votre rythme, et surtout d’oser parler anglais malgré les fautes, jusqu’à ce que la bonne forme devienne automatique.
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